Brevet unitaire

Couverture géographique actuelle du brevet européen (Office européen des brevets : OEB)

Une protection par un brevet européen classique peut être obtenue dans 39 États membres (en rouge), auxquels s’ajoutent un État autorisant l’extension (en gris) et quatre États autorisant la validation (en bleu).

Actuellement, la délivrance d’un brevet européen peut être demandée pour un ou plusieurs de ces États en payant des taxes à cet effet au moment de la requête en examen, puis en confirmant les protections demandées devant chaque office de brevet national sous certaines conditions de traduction et de représentation (procédure de validation) à la réception de la décision de délivrance du brevet européen.

Source : OEB

Nouvelle validation auprès de l’OEB prévue à partir du 1er avril 2023

25 États sur 27 de l’Union Européenne (UE) ont accepté de participer à une coopération renforcée (toute l’UE sauf l’Espagne et la Croatie) afin de proposer une désignation à effet unitaire du brevet européen.

Dans un premier temps, au 1er avril 2023, seuls 17 États (en bleu foncé) sur les 25 seront prêts et participeront à la désignation unitaire. En parallèle de la procédure de validation habituelle, il sera alors possible, de requérir sous un mois à compter de la délivrance, une protection unique pour l’ensemble des 17 États (davantage à terme). Le coût annuel de l’effet unitaire sera équivalent à quatre taxes annuelles d’États validés séparément. 

Source OEB            

Mesure transitoire et arbitrage

Pour une période de 6 ans (prolongeable une seule fois), c’est-à-dire jusqu’en 2035 au maximum, une traduction intégrale du brevet à effet unitaire sera requise (si la langue de la procédure est le français ou l’allemand, traduction en anglais, sinon traduction dans une autre langue officielle d’un État membre de l’UE que l’anglais).

Par conséquent, au moment de la délivrance, il convient d’arbitrer l’intérêt de l’effet unitaire pour le titulaire.

L’Espagne et le Royaume-Uni ne pouvant pas bénéficier de l’effet unitaire, si des protections pour la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni sont souhaitées, l’effet unitaire n’apparait pas avantageux financièrement, ou du moins, le surcoût d’une couverture territoriale beaucoup plus étendue obtenue par l’effet unitaire peut ne pas être accepté par le titulaire. Une comparaison des coûts doit donc être faite à chaque délivrance. Par ailleurs, le litige concernant le brevet à effet unitaire sera nécessairement porté devant la Juridiction unifiée du brevet, les brevets européens classiques pouvant, pour l’instant, échapper à cette obligation.

L’effet unitaire ne peut pas être demandé pour les brevets européens délivrés depuis plus d’un mois.